HiveMind – Notes de Claude Oziard

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L’Open Innovation, pour relancer l’innovation en Val de Sambre

août 10th, 2011 · Innovation, Intelligence Economique, Maubeuge, Non classé, Système collaboratif, Technologie


L’Open Innovation

Suivant la définition de Wikipédia :
« l’innovation ouverte (ou open innovation) est baseé sur le partage, la collaboration et la sérendipité, à la fois compatible avec une économie de marché (via les brevets et licences), cette approche permet aussi des démarches basées sur des alternatives éthiques ou solidaires (économie solidaire) de partage libre des savoirs et savoirs-faire modernes ou traditionnels, avec notamment l'utilisation de licences libres dans un esprit dit ODOSOS (qui signifie : Open Data, Open Source, Open Standards). Elle peut concerner tous les domaines de la recherche. Dans sa matérialisation économique, elle se traduit souvent par des plateformes et outils d'échanges de type Give and Get (donner/recevoir) ou des plates-formes mutualisées d’innovation. …….. »
En clair, l’innovation ouverte est plus efficace et plus rapide que la recherche isolée, car collaborative, faisant intervenir des domaines différents participant à un même objectif ou offrant des modèles de développement adaptables et très efficaces. Elles touchent à la fois les produits, les services mais aussi les processus et modèles économiques. Vous avez actuellement dans le monde plusieurs centaines de plateformes mutualisées, et parmi celles-ci nous avons les types « FabLab ».

Les FabLab
Les FabLab sont des laboratoires de fabrication. Ce sont des plateformes de création ouvertes à tous dans lesquels vous trouverez toutes sortes de machines outils et de machines 3D et sur lesquelles vous pouvez fabriquer vos créations mais aussi prototyper des objets physiques et « intelligents ». On entend par « intelligent », des objets pouvant dialoguer entre eux et/ou connecté à internet afin d’interagir avec l’environnement (en informatique, des objets intelligents sont les équivalents réels d’objets instanciés des systèmes d’information). On appelle cela l’Internet des objets. L’objet intelligent, réunissant La combinaison de l’information et la matière et parfois de l’énergie est justement au cœur de la nouvelle formation STI2D (Science et technologie de l’industrie et du développement durable – voir mon précédent article), dont Maubeuge est centre ressource pour l’Académie (avec Lille et Boulogne). Doter les objets réels de propriétés numériques et de propriétés énergétiques est une convergence très souvent recherchée dans de nombreuses innovations. Or comme toutes innovations, elles sont rarement à l’initiative des entreprises, tout simplement parce que ce sont les usages qui font le produit. Cette dimension « open » vient de l’univers du numérique ou la plupart des usages n’ont pas été crées par les entreprises, mais bien par les usagers eux-mêmes.
En résumé, ces FabLab sont des lieux d’autoproduction, d’artisanat technologique de haut niveau, d’écosystèmes d’innovation et de formation, d’expérimentations et de collaborations ouvertes. C’est un modèle de développement fait pour des personnes qui ont des besoins trop faibles pour envisager une production de masse.

Les Crises sont propices à l’innovation
Or aujourd’hui qu’observons-nous : les marchés de l’objet depuis 30 ans ont évolué des loisirs créatifs et du bricolage des années 80 au « do it together » actuel en passant progressivement par le sur-mesure, la personnalisation et de « do it yourself ». Ces tendances fortes sont boostées par les crises que nous traversons, sociales, économiques, environnementales et énergétiques. C’est crises inclinent naturellement chacun d’entre nous au durable, à « avoir moins pour être plus », à exiger la transparence, à replacer la confiance dans les gestes artisanaux et à reprendre le pouvoir sur les objets (et ne plus forcement les subir). Le « faire ensemble » durablement pour fabriquer ses propres objets intelligents répondant à des besoins identifiés, devient de plus en plus une culture et une pratique d’avenir. C’est en tout cas une tendance forte identifiée par de nombreuses études prospectives.
Il faut donc développer les objets comme on a développé le numérique, et même si le modèle économique n’est pas le même, le modèle d’innovation doit s’y référer et s’appuyer sur la collaboration. C’est là que ce trouve le potentiel important à l’image du Crowdsourcing, pour les entreprises qui n’ont plus les moyens d’ignorer ces plateformes mutualisées, et qui n’ont parfois plus du tout les moyens d’innover.

Qui et Pourquoi
L’observation de ces FabLab permet de dresser plusieurs profils d’utilisateurs : ce sont d’abord les entrepreneurs qui souhaitent passer plus vite du concept au prototype ; les étudiants, les artistes et designers, les bricoleurs, ce qui leur octroie des dimensions formatives remarquables. La collaboration dans ces lieux a donc plusieurs vertus, celles de booster l’innovation, mais aussi celle de former. Pour un pays comme le notre, où la culture de la culture prime sur l’expérience et la réalité physique, les FabLab sont des lieux qui permettent de se confronter à la pratique et à la matière. Dans ce sens ce sont des outils formidables d’apprentissage.

En Val de Sambre
Notre héritage n’est pas un handicap, bien au contraire. Nous avons tous les ingrédients pour réussir une plateforme mutualisée propice à l’innovation. Nous avons les compétences, peut-être méconnues mais en tout cas bien réelles sur le territoire. Nous avons des associations d’entreprises. Nous avons la nouvelle filière STI2D, les associations ACISSI et Cité des Géométries pour ne citer qu’elles. Et ces 3 dernières sont en passe de collaborer étroitement, ACISSI et la Cité des Géométries pour les formations, la filière STI2D comme noyau de plateforme. Nous avons des lieux comme la Gare numérique de Jeumont ou encore la future plateforme d’innovation et de sécurité informatique programmée par l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre.  Cet article est potentiellement un appel à réunir les clubs et associations d’entreprises et les associations de référence telles que ACISSI et la CDG qui ont déjà réfléchit au sujet.
Ce serait dommage de rater çà. 

 
Définition

Fab Lab (abréviation de Fabrication Laboratory) plate-forme ouverte de création et de  prototypage d’objets physiques, « intelligents » ou non. Il s’adresse aux entrepreneurs qui veulent  passer plus vite du concept au prototype ; aux designers et aux artistes ; aux étudiants désireux  d’expérimenter et d’enrichir leurs connaissances pratiques en électronique, en CFAO, en design ;  aux bricoleurs du XXIe siècle…

A l’origine très technique aujourd’hui vous pouvez utiliser le fab lab pour fabriquer à peu près n’importe quoi (dès lors que cela ne nuit à personne) ; vous devez apprendre à le fabriquer vous-même, et vous devez partager l’usage du lab avec d’autres usages et utilisateurs.

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What if Peter Drucker Taught Enterprise 2.0 Strategy?

août 1st, 2011 · Gestion des connaissances, Knoledge manager

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Science et Technologie de l’Industrie et du Développement Durable (STI2D)

juillet 31st, 2011 · Gestion des connaissances, Non classé, Technologie

Une révolution très silencieuse.  (éloge aux professeurs de Sciences et Technologies Industrielles)


Qu’est ce que la STI2D ? C’est le nouveau baccalauréat scientifique et technologique qui remplace nos anciens bacs scientifiques et technologiques  Industriels  au nombre de 11. Aujourd’hui il n’en reste qu’un, avec 2D pour Développement Durable, et 4 spécialités : EE pour Energie et Environnement, SIN pour Système d’Information et Numérique, ITEC pour Innovation Technologique et Eco-Conception et AC pour Architecture et Construction… (pour en savoir plus cliquez là). Je ne développerai pas ici les bienfaits du développement durable, et l’engagement de l’éducation nationale sur cette voie. Je ne parlerai pas des défis à relever, ni de l’état de la planète et du monde de demain. Mon propos porte sur sa mise en oeuvre et la valeur émergente de l'organisation.
Pour faire simple, les objectifs déclarés de l’éducation nationale sont d’augmenter de 35% les effectifs de ces classes, et de correspondre aux aspirations, tendances, orientations, (besoins économiques ?) actuelles. De plus, les anciens baccalauréats avaient un caractère à trop forte dominante industrielle, à savoir par exemple la mécanique, l’électrotechnique, l’électronique, les matériaux ….  Contrairement à ce qui a été annoncé un peu partout, ces anciens bacs n’ont jamais été à finalité professionnelle. Ce sont les bacs professionnels et les brevets de techniciens supérieur qui ont une finalité professionnelle.
Au-delà des aspects médiatiques, ce nouveau bac cache un incroyable bouleversement passé sous silence.
Si vous consultez le programme  de cette formation, vous vous rendrez vite compte de la richesse, du condensé  et des promesses de son contenu, puisqu’il intègre les fondamentaux des anciennes filières en vue  de constituer un nouveau référentiel d’enseignements transversaux. Bien évidemment, ce « tout en un », coloré Développement Durable et Innovation Technologique, a pour  finalité de faire des élèves de futurs ingénieurs, et de ce point de vue il n’a rien à envier au programme de la section S et de son similaire SI (Science de l’Ingénieur) puisqu’il s’agit d’amener les élèves à un niveau scientifique identique via la technologie. Les méthodes didactiques restent globalement celles d’usage dans les anciennes classes, approche par centre d’intérêt, étude de cas et projet …
Une question cependant, est ce que ce nouveau bac aura aussi un rôle d'ascenseur social comme les précédents ? Sur ce point  il faut être vigilant, son caractère scientifique  le rend naturellement  plus élitiste. Cette question est importante, notamment pour la Sambre Avesnois, territoire qui a vu grandir et former des générations entières dans ses filières techniques, et dont beaucoup de jeunes se sont retrouvés chefs d’entreprises, ingénieurs, chercheurs …
Hormis l’aspect Développement Durable, ce qui est surprenant  réside plutôt dans ce qui suit.
Ce projet STI2D est une immense transformation, et comme toute transformation elle requière de l’innovation dans les contenus mais aussi et surtout dans la méthode. Imaginez l’équation suivante :
Comment relever le défi  :
- avec des enseignants de spécialités qui enseigneront sur l’ensemble des disciplines
- avec des lycées en autonomie, non préparés aux nouveaux programmes
- avec des Régions qui découvrent au fil de l’eau ce qu’elles doivent financer
- avec des locaux et matériels inexistants
- dans l’incertitude de l’enseignant d’avoir un poste à la rentrée.
et le tout en 9 mois
D’abord les contenus. Bien que ceux-ci soient très intéressants, comment passer de la mécanique à la mécatronique, de la conception à l’éco-conception, de l’énergie à l’environnement et de la construction à l’architecture ? Chaque nouveau pôle de connaissance s’appuie systématiquement sur les connaissances fondamentales scientifiques et technologiques enseignées dans les anciens baccalauréats, et donc sur les profs STI. Pour ce faire, il a fallu demander à une partie d’entre eux (une centaine) les concepteurs, de produire durant 3 mois les parcours de formation amenant une autre partie des enseignants STI (environ 7000 répartis sur 3 ans) au niveau des compétences scientifiques connexes. En quelque sorte, sur l’espace de 6 mois, un tiers des professeurs STI ont acquis un minima de quatre à six compétences supplémentaires, faisant d’eux des êtres quadrivalents, et en langue étrangère, l’anglais étant intégré à cet enseignement. C’est l’équivalent d’une année de master, ou  480h de formation ont été ainsi réalisées et transmises. Dans l’histoire des formations, aucune n’est aussi intensive que celle là, absorber quatre à six  spécialités en un temps record relève évidement de l’exploit, surtout en dehors des heures de travail. Dans les mêmes temps,  les lycées découvrent au rythme des formations de leurs enseignants, les contraintes organisationnelles et matérielles. De ce fait durant ces 6 mois passés, les enseignants formateurs et formés, ont aussi eu la charge de préparer les nouveaux matériels, les cours, activités  et la progression de la prochaine rentrée.
Imaginez un chantier, où l’architecte conçoit les plans d’un immeuble en même temps  que la réalisation se déroule sur un terrain non encore acquis, avec des matériaux de récupération ou pas encore commandés, et des personnels en formation.
Eh bien ce tour de force  a été réalisé, et ce malgré l’incertitude et le doute du lendemain, puisqu’on estime  que beaucoup perdront leur poste d’ici 3 ans.
Cet exploit n’aurait jamais pu être réalisé sans l’auto-organisation des groupes. L’encadrement au niveau de l’inspection a été remarquable …  en terme d’objectifs et de jalon.. Pour le reste les technologies de l’information, le web2 ont permis de grandes avancées. Les décideurs ont eu la sagesse de laisser le terrain s’organiser et d’appliquer le principe de subsidiarité (comme je l’expliquais dans un ancien article). Les chaines de « commandement » étant trop lentes ou se contredisant  (après l’ordre il faut toujours  attendre le contrordre, comme disait …. ? ).
En conclusion, l’enseignant STI, soldat largement inconnu du grand public,  est bien plus qu’un enseignant, puisqu’il doit tout assurer : les contenus, les parcours, les matériels, les installations, la gestion, les tests, les développements,  ainsi que la promotion et la communication de ce nouveau bac. En fait, ce n’est peut être pas un hasard si celui-ci correspond à l’image de ce qu’attend l’éducation nationale de ses enseignants : flexibilité, multi-compétences, disponibilités et intégration totale dans la vie de l’établissement.  

Alors allons jusqu’au bout de la logique, à mon sens   cette expérience est une occasion rêvée pour revoir l’organisation future. Ce pourrait être le moyen de tester l’alignement stratégique sur les valeurs.

Je viens de lire Vineet Nayar, PDG de HCL Technologies (multinationale indienne) « les employés d’abord, les clients ensuite ». Livre que je vous recommande chaudement. Ce livre porte sur le renversement du management, l’innovation dans l’organisation.
Quel rapport avec la STI2D et l’enseignement en général me direz-vous ?
Elle concerne l’efficacité opérationnelle. Et d’abord la première proposition qui me semble la plus essentielle de toute :
- Renverser la pyramide pour rendre l’organisation plus performante, telle que nous l’avons vécu dans cette expérience.
L’une des erreurs les plus pernicieuses  sur laquelle vit encore l’éducation nationale est d’affirmer que « l’élève doit être au centre du dispositif ». Pourquoi ? Parce que cette affirmation ne correspond à rien et a été à l’origine de dérives managériales. D’ailleurs cette affirmation est sans cesse infirmer par l’augmentation importante des élèves par classe, par la diminution des horaires élèves, par la fermeture de classes. L’éducation nationale est en fait confrontée à un problème d’industrialisation massive de la transmission de la connaissance et des compétences, en milieu économiquement hostile.
La vraie question à se poser n’est pas là. Elle porte  sur la valeur :
 « où se crée la valeur et dans quelle zone de l’organisation se trouve t’elle ? ».
Si on observe bien, la zone de valeur se situe à l’interface entre l’élève et le professeur et pas ailleurs. L’exemple de la STI2D le prouve encore.  Faire passer l’élève avant le prof si celui-ci n’a pas les moyens nécessaires est une catastrophe annoncée, surtout  si l’élève y croit et que rien ne change. En démarrant par le prof on assure une amélioration pour l’élève qui en sentira les effets…   Pourquoi les profs ? Parce que ce sont eux qui connaissent les besoins et créent de la valeur. Actuellement, plusieurs centaines d’activités, de projets, d’études de cas se créent par le volontariat des enseignants STI. Il faut donc se préoccuper de cette “zone de valeur”. Et malheureusement plus on est loin de cette zone moins on en crée. Cela  ne signifie pas que si un acteur en est éloigné, il ne sert à rien, Il doit seulement s'assurer que ce qu'il fait contribue à aider ceux qui sont dedans. A l'heure où les circuits de décision vont se raccourcir (autonomie des établissements) l'organisation doit permettre ainsi une meilleur agilité, une meilleur réactivité, assurer une "force de frappe" à tout évènements, répondre rapidement à tout besoin de la zone de valeur, ce qu’on appelle l’alignement stratégique.

Conclusion difficile à entendre pour certains, même si la hiérarchie a une utilité, elle ne crée aucune valeur …et le proviseur pas plus que les autres. Il va donc falloir faire comprendre aux divers directeurs que le management n’a qu’un rôle de support, et que la ligne managériale ne doit avoir qu’une seule préoccupation : mettre ceux qui créent de la valeur dans les meilleures conditions pour y arriver, . Le temps passe et nous constatons que nous sommes de plus en plus dans une logique de management orientée service, il suffit de voir les politiques budgétaires qui s’inscrivent principalement sur des projets et sur l’engagement des acteurs quasi volontaires. Or pour la STI2D, Il n’y a pas lieu de responsabiliser les équipes, car du plus loin que je me souvienne, les enseignants de sciences et technologies industrielles ont toujours innové et ont toujours été flexibles (La filière Génie des Matériaux en 1994 a été la première a adopter un mode de travail collaboratif inter-lycée, a utiliser Internet à ces débuts, et a intégrer les nouvelles technologies dans les épreuves du baccalauréat et notamment la CAO).
Mais des mots aux actes…aujourd'hui beaucoup d’enseignants  désireux de mettre ce discours en application sont souvent contraints de se battre contre l’organisation elle-même …au risque d’abandonner.
En clair, l’administration a désormais une obligation et un devoir de résultat par rapport aux professeurs, si on veut voir évoluer les pratiques et les réussites.

 Voilà, tout repose sur les enseignants, porteurs de changements, tout repose aussi sur la volonté de dirigeants ayant compris le principe de valeur, et ca ne se fera que sur la confiance et la reconnaissance. La STI2D, pour quelqu’un qui le vit de l’intérieur, est avant tout une formidable expérience humaine de gestion "massive" des connaissances.

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Economie en Val de Sambre : essai d’une proposition

décembre 28th, 2010 · Intelligence Economique, Maubeuge, Non classé, politique, Système collaboratif

Gare numérique de Jeumont

 

Commençons par une devinette,

Quels sens et quelles relations faites vous entre les mots suivants :

Crise, Libre, Durable,  Innovant, Ouvert, Emergeant, et la Sambre ?

 

A priori vous ne voyez pas. Cependant depuis quelques années il y a des signes qui ne trompent pas, et particulièrement  dans  l'émergence de l'économie de la connaissance.
La Sambre -Avesnois est au Nord encadrée par le valenciennois et à l'Est par Mons. Ces deux territoires sont pourvus de projets et infrastructures d'envergure, plateau numérique pour l'un et Google-Microsoft  pour l'autre. Que sommes-nous face à ces géants ?  Et surtout que pouvons-nous présenter en terme de développement ?

Il n'est pas question ici de refaire l'historique de la Sambre,  de son passé métallurgique et de ses pertes d'emplois. Pas question non plus de philosopher sur une reconversion inexistante.

Cependant le monde a  lui  aussi changé et change toujours  de plus en plus vite. Il n'y aura plus aujourd'hui de très grandes entreprises qui s'implanteront  sur notre territoire à moins d'un miracle.  (grande entreprise au moins de  la taille de  MCA)
Alors parions sur ce que nous avons et sur ce que nous connaissons.

 

Qu'avons-nous comme éléments :

  • Un territoire dont l'héritage reste encore un atout (matériaux, mécanique, construction, …)
  • De nouvelles perspectives notamment avec l'informatique.
  • Une jeunesse importante

 

Je reviens à ma devinette, en regard de ces éléments, pouvons nous trouver un lien  entre les termes suivants :

 

La Crise  : change  les règles des organisations et des collaborations. La Crise impose l'innovation continue partout, elle impose de nouveaux comportements, elle change le profil des  travailleurs et des modes de travail (voir le rapport Gartner).  Selon Gartner, il y aura de plus en plus  essaimage du travail

" le travail s’effectuera de plus en plus souvent dans le cadre d’équipes qui se constitueront facilement et se déferont en fonction des projets à mener",

De plus "les travailleurs de demain devront disposer de plus de marge de manœuvre pour saisir spontanément les nouvelles opportunités quand elles se présentent et agir d’eux-mêmes, d’initiative, en conséquence."

De plus la survie des individus et notamment de nos jeunes du bassin de la Sambre dépendra de leur habileté à acquérir des compétences , de les transformer en talents , de les commercialiser en services aux entreprises (ou à la personne), de les promouvoir, d’être créatif et surtout d’innover sans cesse sur soi-même. Peu d’embauches, beaucoup de contrats de services et de missions,

 

Le Libre : renvoie à de nouveaux modèles économiques, d'abord sur  les biens immatériels (logiciels, cultures, connaissances) et demain sur les biens matériels (téléphones libres par exemple, imprimantes 3D, …. ).  Le Libre est d'abord et avant tout un "Esprit", une "Attitude". Le libre parie sur la collaboration avant l'économique et développe dans ce sens des services basés  sur  des biens développés en communs, partagés et distribués.  Encore faible aujourd'hui, avec la crise le "faire soi même" et le "réutilisable" deviendront des habitudes systématiques pour une bonne partie de la population.  Mais ses modèles économiques restent parfois  déroutants pour les gestionnaires, car le libre n'est pas forcement équivalent de gratuit …. mais beaucoup moins cher car participatif.

 

Le Développement Durable  : est un élan mondial et national mais encore plus une volonté qu'une réalité, cependant  la crise contribue à son émergence.  Sur notre territoire, les institutions  et entreprises s'efforcent avec encore beaucoup de difficultés (agenda 21) de l'introduire dans toute décision.  Par définition le DD est la conjonction de l'économique, de l'écologique et du social, et il faut reconnaitre que cette dernière dimension est souvent  absente voir occultée par l'économique.
L'éco-conception au niveau des produits est par contre une réalité  plus tangible car il s'agit de réalisation de produits  respectant l'environnement,  recyclage facilité, produits moins énergivores. Sur ces derniers  points notre territoire dispose  de connaissances  et de  savoirs faire, en effet  l'éco conception implique la maîtrise intégrée du  triptyque Matériaux / Energie / Information.  Même en  mécanique pure (Sculfort) l'intégration des systèmes d'informations (contrôles et asservissement des systèmes) est de plus en plus  poussée  pour un contrôle énergétique fin et des services innovants  (simulation, maintenance préventive et curative distante).
A Maubeuge, l'Education Nationale  implante  un  Centre Ressource  de la STI2D (Sciences et Technologies de l'Industrie et du Développement Durable) au lycée Pierre Forest.  Ce nouveau Bac, dont je vous parlerez dans un autre article,  intègre étroitement l'innovation, les matériaux, l'énergie, l'information dans le cadre de la conception de produits. Associé à l'autonomie de l'établissement, on peut imaginer dès à présent certaines collaborations.

 

L'innovation :  impose de nouveaux comportements notamment celui de la  subsidiarité : celle-ci consiste dans notre cas, à laisser les groupes s’auto-organiser afin de faire émerger des projets (en théorie des systèmes complexes adaptatifs, le résultat peut être différent de la somme des éléments, c’est en général une nouvelle propriété émergente), ce qui permet aussi de faire émerger de nouvelles connaissances.
Ici les organisations doivent revoir leurs copies à savoir des managements beaucoup plus souples, mais surtout, faire en sorte que la distribution des responsabilités s'accompagnent de la distribution des décisions.  Les chances d'innovations reposent sur des esprits libérés et des tâches non-routinière exercées dans des cadres informels. Les procédures trop strictes et systèmes d’autorisations contraignants pour interagir avec l’un ou l’autre sont reconnus comme étant ennemis de l'innovation. En fait  la coordination  et la décision émergent  au fur et à mesure de la pratique  suivant des schémas de travail ad hoc.  Entre autre, à la conjonction du libre, de l'open et de l'innovation nous trouvons de plus en plus de laboratoires  de type  Fab Lab (abréviation de Fabrication laboratory). Un Fab Lab est une plate-forme ouverte de création et de prototypage d’objets physiques, "intelligents" ou non. Il s’adresse aux entrepreneurs qui veulent passer plus vite du concept au prototype ; aux designers et aux artistes ; aux étudiants désireux d’expérimenter et d’enrichir leurs connaissances pratiques en électronique, en CFAO, en design …..  ; aux bricoleurs du XXIe siècle.
Un Fab Lab a été proposé par  le groupement des associations ACISSI et Cité des Géométries sur  Jeumont.

 

l'Ouverture, l'open :    au même titre que le modèle Open Source en informatique, les chefs d'entreprises doivent ici plus qu'ailleurs être capable de collaborer avec  des groupes extérieurs à l'entreprise. Suivant le rapport Gartner   les responsables d’entreprise doivent accepter  de vivre dans des écosystèmes économiques sur lequel ils n’ont pas un contrôle total. Par contre ils doivent apprendre comment les influencer.  De plus en plus de sociétés ont compris que la force est dans la "foule". Ce qui se traduit  pour certain par la collaboration active des clients, et d'autre par la participations d'individus partageant les mêmes centres d'intérêts.

Le Crowdsourcing , la co-conception,  l'innovation ouverte  comme le projet innocentive  (innocentive publie régulièrement des avis de donneurs d’ordre cherchant une solution à l’un de leurs problèmes dans des domaines très variés) sont légions.

 

 L'Emergeant :  Le seul domaine émergeant , présent sur notre territoire, d'une  portée et d'une résonnance mondiale est celui de la sécurité informatique.  Présente partout, surtout au niveau des transactions, on la retrouve à tous les niveaux de  traitement et d'échanges d'informations, que ce soit sur un poste informatique, sur un téléphone mobile, ou lors d'achats avec sa carte bancaire ou autre.  Ce domaine  sera toujours  d'actualité.  Nous avons sur notre territoire un noyau dur  constitué d'universitaires  ayant pris depuis plusieurs années  cet aspect en considération.  Cette association a une renommée aujourd'hui internationale, il s'agit d'ACISSI qui par son engagement a obtenu la création de la licence  CDAISI  sur Maubeuge : Collaborateur pour la Défense et l' Anti-Intrusion des Systèmes Informatiques.
En terme d'émergence  ce n'est pas tout et sur  ce point Gartner est formel :  "Il sera nécessaire de  mettre sur pied régulièrement des groupes dédiés à l’exploration de nouvelles tendances ou de futures innovations de rupture". l' ADUS  pourrait être  chargée  par exemple   de détecter, d' évaluer, de concocter d’éventuels scénarios et de suggérer des nouvelles voies pour permettre aux entreprises d’exploiter ces nouvelles opportunités.  On parle bien de veille et d'intelligence économique, domaine sur lesquels la Cité des Géométries  a quelques expériences.

 

Enfin  La Sambre 

Un Monde embryonnaire existe sur notre territoire et  porte en lui  l'espoir d'une perspective. Il est constitué  :

D'ACISSI  : Audit, Conseil, Installation et Sécurisation des Systèmes Informatiques

De la Cité des Géométries

Du centre ressource en Science et Technologie de l'industrie du développement durable de l'Education National

Les deux premières entités ont proposés une association afin de constituer la "Silicon Sambre"

L’objectif de cette association  d'associations  est de créer un premier espace collaboratif en réseau « Coworking Space » relié à d’autres structures en France (Cantine à Paris) et à l’Etranger (Brainsfeed Bruxelles, Barcelone), ainsi qu’un espace de formation sur les technologies web et la sécurité informatique. Ce lieu, doit être entièrement conçu pour le travail collaboratif, afin de faciliter les coopérations fluides. Il a pour ambition de faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C'est donc un lieu de rencontre, d'informations, d'échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés, axés sur l'intelligence collective. Cet espace permanent aurait pour objectif :

De former sur les technologies du web et notamment les technologies de la connaissance

De former sur la sécurité informatique

De devenir une référence du Territoire et le centre de ressource pour les initiatives collaboratives multiples liées aux développements des nouvelles technologies, mais aussi aux recherches collaboratives de solutions sur des problématiques exposées par les entreprises et organismes.  Ont peut parles de domaines émergeants liés à la mécatronique, au développement durable, à l'éco-conception, au services informatique sécurisés….

De favoriser le travail collaboratif en réseau en échangeant avec des plates-formes innovantes et technologiques en France et à l'étranger.

 

 

Voilà donc  la présentation de ces  différents éléments  dont les relations peuvent se  traduire  en une proposition  simple que j'énonce comme suit :

 

Les modifications comportementales et organisationnelles dues à la crise,  vont accélérer et  accentuer  les principes  collaboratifs  du monde libre. 
Ce modèle  est le socle  des  conditions  nécessaires  à l'innovation  de produits et services durables  et émergeants. 
Le Val de Sambre, territoire  au passé industriel important,  dispose de  noyaux  d'associations  développant ce nouveau  modèle  économique.  Il doit les soutenir.

 

Cet essai de  proposition vaut ce qu'il vaut  mais il   me semble être une base  possible pour notre territoire …. En attendant le miracle, il serait bon de faire confiance  en ce que nous savons.

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Marchés du Futur

décembre 14th, 2010 · Veille

l’Ordre des Experts-Comptables a mis à jour son étude réalisée précédemment sur les années 2008 à 2010. Toujours bien présentée, celle-ci aborde 7 tendances :
* Avoir moins, être plus
* Toos créateurs
* Elixir de longue vie
* Mise à nu transparence
* Le geste de l’homme
* Dame nature
* Lieu et réalité enchantés
Télécharger l’étude complète

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Nouveau management de l’information

août 26th, 2010 · Entreprise 2, Intelligence Economique, Knowledge Worker

Je vous conseil la lecture de ce livre que j’ai absorbé en 2 jours. Son auteur est bien connu puisque c’est Christophe Deschamps, webmaster  d’outils froid .
De plus vous pouvez télécharger le complément de ce livre. Un descriptif très bien réussi de l’ensemble des méthodes et outils du PKM (Personnal Knowledge Management) sur Scribb

Le constat est indéniable : le temps passé à gérer les multiples outils d’accès à l’information ne cesse de s’accroître au détriment de la productivité personnelle et collective. Au sein d’une entreprise ou en tant que travailleurs indépendants, nous sommes désormais contraints de déployer de nouvelles solutions pour atteindre nos objectifs. Mais le manque d’information sur les outils du web 2.0 ne nous permet pas de bien choisir ceux qui sont pertinents, faciles à mettre en oeuvre, et réellement adaptés à nos besoins. Cet ouvrage répond à la question devenue essentielle : comment bien utiliser les nouvelles techniques et les outils du web 2.0 pour optimiser la gestion de son temps, la mobilité et la surabondance d’informations ? L’auteur va au-delà du discours marketing ambiant qui prône le web 2.0 comme unique solution. Il analyse et détaille finement tous les besoins actuels et fournit des solutions adaptées, concrètes, et à la portée de tous ceux qui manipulent l’information et veulent développer de nouvelles stratégies. De nombreux cas pratiques sont développés pour : Aider les entreprises à mieux cerner les besoins de leurs employés afin de les placer dans les conditions d’efficacité optimale ; Fournir aux décideurs les moyens qui leur permettront de créer les conditions d’émergence de l’entreprise 2.0 ; Renforcer l’efficacité personnelle et collective ; Donner à chacun les moyens de capitaliser ses connaissances, ses compétences et ses contacts, afin de les mettre au service son employabilité ; Optimiser la gestion de son temps, de la mobilité, de l’information ; Apporter aux étudiants un descriptif complet et actuel sur les outils du web 2.0 au service du management de l’information.

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Télétravail … vite

juin 19th, 2010 · Entreprise 2, Knowledge Worker, Télétravail

Une différence fondamentale entre anglo-saxons  et français porte sur la  notion même de travail. l’aboutissement de tout projet est une résultante collective…., certes, mais il faut avouer que les  temps de présence au sein de l’entreprise ou de l’organisme sont trop souvent  parasités : pause café, discussions, demandes intempestives de collègues, détournement et interruptions, perte de concentration. Ajoutez toutes les formes d’infobésité et la chronophagie devient une maladie chronique…  La question reste somme toute la maitrise du résultat dans les temps impartis.
Alors faut’ il toujours se baser sur 35h de présence obligatoire, ou plutôt tendre vers un télétravail comme on le souhaite, avec une obligation de résultat en temps et en heure. Les américains résonnent sur le résultat même s’ils prennent du temps libre, et nous  sur le temps de présence même si on ne travaille pas.

Alors résultat ou temps de présence obligatoire ?

les télé-travailleurs français sont moins nombreux en proportion que ne le sont leurs homologues européens ou nord américains. La suspicion  des chefs et sous-chefs vis-à-vis des salariés en est très fortement la cause, mais elle traduit  au-delà  de çà un manque total de confiance dans l’organisation. Il y a aussi la réciproque : manque de confiance vis-à-vis du chef, donc je suis en entreprise pour que les autres voient que je bosse (dimension psychologique). Avec les outils d’aujourd’hui le télé-travail est tout le contraire de l’isolement  avec l’autonomie en plus et le stress d’être interrompu et des déplacements en moins. Bien entendu tous les métiers ne peuvent prétendre à cette forme de travail, mais là où cela est possible il faut peut-être envisager de reconsidérer l’organisation.

Faites vous-même votre opinion


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Les tendances du Market Intelligence dans les 5 ans

juin 18th, 2010 · Intelligence Economique, Knowledge Worker

Si vous êtes comme moi intéressés par les tendances futures , celles qui seront recherchées  en priorité  par les Décideurs, les futurs canaux, les tendances de MarketIntelligence, l’influence des Médiasociaux, vous pourrez les découvrir en participant à la Conférence électronique sur Internet (Webinar) de présentation en anglais des tendances à venir de la Market Intelligence, durant laquelle les résultats de l’enquête mondiale GIA sur la Market Intelligence à l’horizon 2015 seront communiqués:  Mercredi 23 juin 2010 de 15h à 16h.  Pour assister à ce Webinar, inscrivez vous à l’adresse suivante:

https://www1.gotomeeting.com/register/133911969 Si le lien ne fonctionne pas, merci de copier cette adresse dans votre navigateur.  A l’issue de la Conférence, vous pourrez télécharger le rapport complet de l’étude sur le site: www.globalintelligence.comhttp://www.globalintelligence.com/>

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Chiffres mars 2010 d’Internet en France.

juin 7th, 2010 · Non classé

bon, effectivement ça date de deux mois,  étude réalisée par Marques et Tongs

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10 Things You Should Know About Your Aging Brain

mars 16th, 2010 · Knowledge Worker

In the recent economic downturn, many people have decided to go back to school to help themselves find a better job. Others have made the decision in the interest of keeping busy during a layoff or after retirement. No matter your reasons for considering an education, going back to school is an excellent way to keep an aging brain sharp. Researchers have discovered astounding facts about the aging brain, putting an end to any misconceptions about the inability for older individuals to learn, adapt, and grow. Read on to discover ten things you may not have known about your aging brain.

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Externalisation de tout…, surtout du savoir

mars 15th, 2010 · Non classé

J’ai découvert il y a quelque temps le world knowledge  dialogue,  et notamment  Joël de Rosnay  exposer  l’évolution du net, des réseaux sociaux et des modes d’apprentissage des jeunes. Plusieurs points m’ont quelque peu interpellé. d’abord des chiffres qui parlent d’eux même. Un élève de 12 à 16 ans passe :
1500h par an devant 4 écrans (750 devant la télé pour notamment les jeux vidéo, le reste devant son mobile et l’ordinateur pour les SMS le chat et les jeux vidéo aussi)

La classe représente 480h par an, en comptant les sorties éventuelles

Le dialogue (de qualité) avec les parents à peu près 80h par an

    Un très grand nombre de jeunes ne vivent  que par l’évènementiel, l’émotionnel, l’immédiateté.  Plus inquiétant est le constat que beaucoup de professeurs font d’années en années à savoir  l’externalisation quasi-totale des processus cognitifs.  On entend par processus cognitifs  les facultés de mémoriser, de raisonner, de conduire une synthèse par exemple.Un apprentissage se fait aujourd’hui principalement pour un évènement forcé, un devoir surveillé, rarement pour maîtriser un savoir.  On négocie le contenu du devoir, on cherche à savoir ce qui tombera, on lance même des paris. Un processus de mémorisation se fait aujourd’hui à l’aide de trois éléments principaux : les notes de cours et exercices s’il y en a,  les ressources Google, Wikipédia  et les réseaux  sociaux comme Facebook ou autre. La mémoire  évacue  l’ensemble aussitôt l’évènement terminé.  C’est un constat global qui ne concerne évidement pas l’ensemble des élèves. Seuls  les élèves ayant été éduqués très jeunes à un comportement d’apprentissage par une mise en condition d’éveil, de  curiosité, de recherche et surtout de plaisir par la connaissance  ont des pratiques d’externalisation mesurées;
    Il est intéressant de voir  que Google, Wikipédia , Facebook   constituent aujourd’hui un troisième cerveau volatil pour ces processus. Pour certains  élèves tout se passe comme-si il était inutile d’apprendre  puisque  les sources et ressources d’informations semblent inépuisables dans les domaines communs comme les mathématiques,  la  philosophie et l’histoire.  Les deux premiers cerveaux, le gauche et le droit, se remplissent et se vident au grès des besoins. Les profs assistent souvent à la naissance d’Alzheimers artificiels, plus d’associations entre les connaissances, plus de construction des savoirs pour aboutir à la maîtrise d’une discipline, plus de mémorisation, seulement du coup par coup, 480 heures contre 1500, la bataille est perdue….. mais pour qui ? .
    Je  ne pense pas que l’air du numérique appauvrisse systématiquement les têtes, elle les vide et les remplit rapidement ce qui préfigure un mode de fonctionnement, une adaptation plus qu’une construction.   Demain chacun d’entre eux devra s’adapter très rapidement à son environnement. La pratique de recherche et d’utilisation de l’information est un plus incontestable et participera à ce que je pourrais appeler « l’éco-adaptation par la connaissance ». Mais de ce constat une question s’impose :  qu’en est ‘il de l’acquisition de compétences ? On ne devient pas chirurgien ni spécialiste en sécurité informatique avec Google, Wikipédia et Facebook et d’autre part l’externalisation des processus cognitifs est une pratique qu’il faut apprendre et maitriser pour être efficace (au sens du résultat recherché j’entends bien). Trop  d’information ne crée  pas la connaissance, encore moins avec les informations véhiculées par 80% des médias du net, mais l’acquisition de connaissances peut suivre un chemin quasi heuristique.  On attrape le dépassement  par là où on est et  par là où on peut, et ce sera de plus en plus vrai.

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    La vie est courte ….

    octobre 3rd, 2009 · Gestion des connaissances

    Cover of "Johnny Mnemonic"
    Cover of Johnny Mnemonic

    La vie est courte, 70 à 80 ans, 90 à 100 pour les meilleurs.

    Le savoir trop grand, les compétences à acquérir très nombreuses pour maintenir son « employabilité » qui implique la qualité de vie que chacun définit pour soi même. D’où le rêve de l’omniscience et de l’omniprésence, (tout savoir et être partout en même temps). Il ne manque plus que l’omnipotence (la toute puissance) pour se prendre pour Dieu en quelque sorte, mais dans ce cas c’est un peu plus difficile.

    Pour les deux premiers, les technologies web offrent déjà de très nombreux artifices, demain le web 3 ou web sémantique permettra de construire sur un simple énoncé ou une simple proposition, des relations de données vous permettant de créer de nouveaux concepts, nouveaux produits et nouveaux services. S’il n’y a que 3 milliards d’internautes, il faut savoir qu’il y a aujourd’hui plus de 10 milliards d’objets connectés, autant d’éléments capables de fournir une information*. Même si pour l’acquisition des connaissances, l’effort et le temps sont toujours nécessaires, l’accessibilité de ses informations sera immédiate et en tout lieu (réalité augmentée, Google Earth temps réel) , les modèles d’apprentissage collaboratifs sont de plus en plus nombreux. Pour la réalisation de tâche le crowdsourcing (consiste à utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes) deviendra un passage obligé. Pour l’innovation, des opérations comme Innocentive seront légions ( innocentive publie régulièrement des avis de donneurs d’ordre cherchant une solution à l’un de leurs problèmes dans des domaines très variés). Quant à la compétence, qui consiste à mobiliser ses connaissances et savoir faire pour la réalisation d’une œuvre, celle-ci s’appuiera sur de très nombreux réseaux sociaux d’experts ou de communautés de pratiques en temps réel (serious games, contact permanent temps réel à son réseau).
    La formation « tout au long de la vie » n’a pas encore pris toute sa place dans nos sociétés. Toujours est-il qu’apprendre tout le temps est désormais une nécessité et une survie, comme dormir ou s’alimenter.

    *Je vous invite à voir ou revoir l’excellent film Johnny Mnemonic avec Keanu Reeves

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    Le signal Wifi peut être utilisé pour voir à travers les murs

    octobre 1st, 2009 · Technologie

    Non ce n’est pas une blague… j’en vois déjà qui imaginent des choses…. Rassurez vous on ne voit que des ombres.
    Pourtant c’est possible, des chercheurs de l’Université de l’Utah ont trouvé une façon plus subtile, d’espionner leurs voisins : Le Wi-fi. En mesurant la résistance aux ondes radio qui transmettent des signaux sans fil, les scientifiques peuvent suivre quelqu’un dans une chambre à un moment donné. Jusqu’à présent, l’équipe ne peut voir que jusque trois pieds au travers un mur, l’image générée n’est pas une image nette, mais plutôt une ombre . Toutefois, les scientifiques se concentrent sur la recherche et le sauvetage et pas trop sur le voyeurisme. Ils envisagent l’utilisation de ce phénomène pour les premières interventions et premières urgences sur des sites catastrophe, de type tremblement de terre par exemple. Les premiers intervenants en cas d’urgence pourront utiliser cette technologie radio. Les ondes traversent les murs ou les décombres révélant l’emplacement des victimes. Cependant nous n’avons toujours pas d’explication quant aux raisons pour lesquelles les chercheurs ont décidé de tester l’appareil à côté du vestiaire des filles. Une meilleure réception Wi-Fi, je suppose.
    wifiespion

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    Google Earth en temps réel, vous allez adorer.

    octobre 1st, 2009 · Système collaboratif, Télétravail

    Bientôt, très bientôt Google va nous sortir un Real Time Google Earth … C’est quoi ce truc, et bien tout simplement le mixte de tous les flux vidéo de la planète, enfin ceux pour lesquels le public aura accès, je veux dire, les webcam, les TV, les images temps réels satellite, les vidéo de surveillance.. Viendront par suite les flux des mobiles, enfin toutes les vidéo temps réel à partir de n’importe quel point,  le tout géolocalisé. Imaginez les types d’applications futures, des jeux de rôles planétaires en vrai… ajoutez-y de la réalité augmentée et la planète mixée avec un « Second Life » réel on va droit vers le délire global.. Google veut numériser le monde, il y va tout droit. Pour les Start-up bien branchées il y a de l’avenir. Domage que nos infrastructures haut débit ne soient pas encore au top, on pourrait tout dématérialiser (je plaisante) mais en tout cas pour le boulot et autre plaisir, on n’aurait quasiment plus à se déplacer….

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    Sambre-Avesnois : Internet, connaissances, compétences, talents ….et emplois ?

    septembre 15th, 2009 · Gestion des connaissances, Knowledge Worker

    Nous l’avons tous remarqué, l’actualité récente désigne le Net comme l’axe du mal, le bouc émissaire des masses média qui supportent de moins en moins que les « médias des masses » , blogs et autres réseaux sociaux, puissent être en quelque sorte préférés. Le réseau aplatit tout et c’est une bonne chose, il remet chaque expression au même niveau, comme un ministre au niveau d’un citoyen. Chaque jour le démontre. Internet, outil démocratique par excellence, est une bénédiction pour tous les peuples du monde, et à ceux qui l’entourent d’un halo de méprises, il faut rappeler que c’est une invention humaine qui porte les propriétés de l’espèce, avec ses qualités et ses défauts.
    Mais mes propos ne portent pas aujourd’hui sur le Net mais sur l’employabilité de nos étudiants face à une logique d’embauche inversée. Je m’explique. La chaine « acquisition des connaissances » , « acquisition de compétences » ne suffit pas face à une logique de recherche d’emploi, elle aussi en crise. Les entreprises, à partir de profils de compétences clonées sur chaque postulant à un même poste, essayaient de découvrir LE talent capable d’apporter LE plus qui pouvait faire LA différence. Ca c’était hier…..
    Aujourd’hui nous ne sommes même plus dans ce cas de figure. Le monde du travail glisse lentement mais surement d’une logique de recherche d’emploi à une logique d’offre de services. L’entreprise ne cherchera plus à ajuster des compétences à une fonction, mais cherchera le talent innovant et créatif capable de perspectives nouvelles. Chaque futur employé sera un futur missionné et par là même le futur patron de sa propre personne, il devra investir sur son propre capital humain. Changement de paradigme total, à part quelques compétences fortement spécifiques et donc très rares, l’acquisition d’un talent pour l’entreprise se fera sur le choix d’un service que viendront promouvoir les candidats eux-mêmes. L’auto-entreprenariat n’est qu’une des premières formes de statut orienté service. Le marché du talent s’y prépare, nous voyons déjà se pointer de nouveaux métiers tels que coach et manager de marque personnel. Demain chaque individu aura son manager, capable de le présenter et le représenter pour divers missions. On réinventera le travail intérim mais de manière beaucoup plus atomisé et personnalisé.
    La survie des individus et notamment de nos jeunes du bassin de la Sambre dépendra de leur habileté à acquérir des compétences , de les transformer en talents , de les commercialiser en services aux entreprises (ou à la personne), de les promouvoir, d’être créatif et surtout d’innover sans cesse sur soi-même. Peu d’embauches, beaucoup de contrats de services et de missions, en avant pour la longue marche…. C’est un changement de paradigme dans lequel peu d’institutions s’engagent. A part « l’air du temps », rien ne prépare les personnes massivement à cette approche, seule la dynamique du Net le laisse entrevoir. Une question cependant : notre territoire Sambre Avesnois peut-il et doit-il créer les conditions d’orientation de ce model économique du savoir, puisqu’il s’agit bien de cela, permettre aux citoyens qui le désirent de développer leur talent en marque personnelle, développer un « Personnal Branding ». Pouvons nous ici aussi, décliner la dynamique des réseaux sociaux en lieux physiques dans lesquels la créativité et l’innovation émergeraient de collaborations naturelles ?
    Si l’information peut se diffuser sur de longues distances, La connaissance a toujours eu besoin de proximité et de contact. Aujourd’hui le management et l’économie du savoir est ambivalent des modèles hiérarchiques classiques car ceux-ci ne permettent pratiquement jamais de libérer les talents. La raison en est simple, les responsabilités diffusées sur les individus ne sont jamais accompagnées du pouvoir. Un endroit libre de toutes contraintes psychologiques est un préalable à l’auto-organisation des talents, et donc à l’émergence de créations. Et pour nos étudiants ce lieu serait un laboratoire d’idées, mais surtout un lieu d’immersion dans l’économie de demain leur permettant d’éprouver leur employabilité.

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    Pourquoi twitter dépassera Facebook

    juillet 10th, 2009 · Réseaux

      Déjà twitter ne remplacera jamais les blogs.. Le microblogging renvoie pour la plupart du temps aux articles de sites ou de blogs. Cette chose est entendue.
      Par contre est-ce inconsidéré de penser que twitter surpassera Facebook. Voici quelques éléments de réflexion :

      Les plates-formes sont différentes et les usages aussi, mais les deux ont un niveau de viralité inégal. Twitter évolue beaucoup pus vite que Facebook.
      Facebook en temps que système de réseautage social est le meilleur dans son genre (après Myspace aux Etats Unis – voir statistiques), mais twitter le dépassera en nombre d’utilisateurs. Pourquoi :

    1. Il est tout simplement plus facile et plus rapide de se connecter sur un compte avec twitter, vous pouvez trouver plus facilement les suiveurs d’une personne qui fait référence dans son domaine, ce qui crée une ouverture exponentielle entre domaines respectifs. Pas besoin de demander de permissions pour suivre quelqu’un, pas besoin de procédures ce qui n’est pas le cas dans Facebook où l’on connait quasi tout le monde dans le réel.
    2. Il n’y a pas les mêmes préoccupations de sécurité par rapport à Facebook qui lui encourage l’utilisation d’applications
    3. L’interface utilisateur de Twitter est très facile, et en un seul coup d’œil vous voyez tout, les suiveurs, ceux que vous suivez. Facebook est lourd d’utilisation, encombré, on se demande parfois où chercher.
    4. Facebook a décidé de faire ce qu’il veut en dépit des recommandations de ses utilisateurs. Les récentes modifications de l’interface le prouvent.
    5. Il y a des milliers d’applications sur Facebook, et peu d’entre elles sont utiles mais surtout envahissantes.
    6. Avec son mobile on peut twitter plusieurs fois par jour très rapidement (140 lettres). Il va donc croitre à un rythme rapide.

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    Demain, en Sambre-Avesnois, la reprise …. Oui mais comment ?

    juillet 9th, 2009 · Entreprise 2

    Demain, que sera la reprise ? Comment se préparer dès aujourd’hui ?
    Sans pouvoir répondre directement à ces questions nous pouvons espérer que nos entreprises innovent , même si la prudence les oblige à se recentrer encore plus sur leur cœur d’activité. Pour réussir, et ce quelque soit la période, il faut faire preuve d’excellence dans son activité centrale et dans la manière de la gouverner.
    Et si nos entreprises s’inscrivaient dans une nouvelle forme de gouvernance ? Le Taylorisme n’est pas mort certes, mais il est temps de revoir notre copie. En Sambre-Avesnois, nous héritons d’une culture forte en traitement des matériaux et en mécanique. C’est une erreur, là encore culturelle, de penser qu’il n’y a pas dans ces lieux un terrain propice aux activités à forte valeur ajoutée. Nous avons tous ici plus ou moins été éduqué à la subdivision du travail dans ces domaines de production, mais il faut faire un premier constat, cette subdivision n’a jamais engendrée la mobilisation des connaissances et du savoir, loin de là, nous considérons encore cette division du savoir comme normale. Il faut constater que quelque soit le type d’entreprise, la connaissance collective n’est pas prise en compte, elle ne s’évalue encore que dans le constat sur les ventes. L’actif immatériel, celui du capital social et du savoir collectif se heurte à la culture comptable, aux modes de gestions et à une résistance au changement. Pourtant « Savoir ce que l’on sait »* représente déjà la première étape essentielle et majeure pour innover, y arriver est possible au prix d’un engagement managérial parfois important :

    • Il faut que les entreprises inscrivent dans leur programme des espaces d’apprentissage et de collaboration en parallèle au système de production. Les entreprises qui gagneront demain seront les entreprises qui auront développé ces systèmes sur leur cœur de métier.
      Un exemple chez Cisco : 40% du temps des leader est passé sur des projets qui leur sont transversaux, l’idée étant pour Chambers, patron de la société, de pouvoir expliquer ensuite sa vision à l’un d’entre eux pour le laisser organiser la construction de communautés au sein et hors de l’entreprise, communauté de pratique qui sera autonome et apte en peu de temps à fournir un business plan. Gains ? Une accélération dans la conception, dans la réalisation, une augmentation de la qualité, une réduction des coûts, une multiplication de projets qui augmente d’autan plus le niveau de connaissance de la collectivité. Les technologies culturelles (web2.0, 3.0) adaptées à l’entreprise arrivent après coup, en conséquence de cette gouvernance, et deviennent dès lors une nécessité.

    • Les sociétés qui gagnent et gagneront demain sont aussi celles qui développent le plus les partenariats, bien plus que celles qui se fondent sur la propriété. On parle de co-conception, co-développement, co-réalisaion en collaboration et en temps réel, et non cloisonnée c’est-à-dire que chaque équipe ne s’occupe pas uniquement de sa partie. Il faut être capable de trouver et mobiliser les experts et talents là où ils se trouvent, dans différentes organisations ou isolés. Certaines entreprises vendent leurs activités périphériques pour des alliances qui leur permettront de se concentrer sur des activités à haute valeur ajoutée. l’économie future sera une économie de réseaux, le co-développement en sera la matrice. Le développement de l’entreprise passe aujourd’hui par le développement de son environnement. On sait que la valeur d’un réseau augmente en fonction du carré du nombre de connexions. Imaginons la richesse de cet ensemble si il est bien gouverné, et bien gouverné n’est plus aujourd’hui synonyme de centraliser mais de déléguer et s’appuyer sur le principe de subsidiarité et de délégation :

    • Un décideur ne devrait que ….. décider, voir guider. Mais aujourd’hui à l’image du « complexe vivant » il doit laisser les groupes s’auto-organiser, ce qui permettra l’émergence de projets (en théorie des systèmes complexes adaptatifs, le résultat peut être différent de la somme des éléments, c’est en général une nouvelle propriété émergente), ce qui permet aussi de faire émerger de nouvelles connaissances. L’armée américaine l’a bien compris.
      Les opérations éclaires constituées de peu d’hommes sur terrain hostile sont synchronisées en réseau. La raison est que la chaine de commandement est trop lente. La subsidiarité permet au groupe sur place de prendre les décisions, aidé d’experts en réseau qui voient ce que les soldats voient en temps réel. Ces experts peuvent être branchés de n’importe quel coin du monde. Les soldats sont entrainés aux systèmes d’informations, aux « serious games » et autre storytelling. Ces groupes agissent de façon autonome. La pyramide est inversée… on a une vision d’ensemble, on dispose de toutes les informations, on est aidé par des experts en cas de besoin, la chaine de commandement n’intervient qu’en réel besoin et toutes les opérations s’autosynchronisent. Car il faut en général agir vite et bien, et pour cela partir du terrain, les décisions n’en sont que meilleures lorsque tous les acteurs participent. (me vient une interrogation pendant que j’écris ces mots, les actionnaires sont-ils des acteurs ?)

    • Pour y arriver, il faut que chacun d’entre nous comprenne et accepte que l’avenir n’est plus dans un individu pris isolement, la culture qui confère la charge d’un projet à un individu seul est anti-productive. La responsabilité n’est pas individuelle. C’est un changement de culture, au même titre que la subdivision du travail nuit aujourd’hui à l’innovation. De plus le changement fait toujours peur, il faut donc sans cesse rassurer, et apprendre de manière collégiale…. ce qui me ramène à mon premier argument, s’inscrire dans un programme d’apprentissage et de collaboration.Demain c’est aujourd’hui, il est temps de s’y mettre.

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    l’Intelligence Economique et ses définitions

    juillet 5th, 2009 · Intelligence Economique

    « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement »
    L’intelligence économique ne rentre malheureusement pas dans cette case là. Je me permets aujourd’hui d’introduire par ce billet la difficile et complexe représentation de ce qu’est la réalité de l’intelligence économique, sur le terrain j’entends.  Certes en théorie, l’IE (des flux de données, d’informations et de décision) a fait l’objet de nombreuses  modélisations, toutes s’appuyant sur les théories de l’information, du cycle du renseignement et de la gestion interne des connaissances. Mais elles  sont loin de coller en pratique aux réalités de terrain. Chaque entreprise ayant sa propre histoire, l’IE relève plus de la culture que de la technicité voir même du management. Il va sans dire que c’est une « activité de synthèse qui vise la décision » et qui relève de multiples disciplines en très fortes interactions.

    Enfin essayons tout de même de la définir en citant  nos maitres. Voilà ce que j’introduis en première heure  avec mes étudiants :
    sachant qu’une culture inhérente de l’entreprise ou d’une organisation est absolument nécessaire
    Le concept d’intelligence économique  est fortement lié au milieu, au contexte à l’organisation, à son histoire.  Il est donc polymorphe…. Mais en règle générale on peut dire que :
    « Dans le monde concurrentiel actuel, si vous n’avez pas de bonnes informations, vous êtes balayé par ceux qui les ont »Alain Juillet
    « Les faits ne cessent pas d’exister parce qu’on les ignore »   Aldous Huxley
    Alors qu’est ce que l’intelligence économique,

    Définition 1 -  RAPPORT  MARTRE  1993 :
    L’intelligence économique (IE) peut être définie comme l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques.  Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l’entreprise, dans les meilleures conditions de délais et de coûts.niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. Ces actions, au sein de l’entreprise, s’ordonnent autour d’un cycle ininterrompu, générateur d’une vision partagée des objectifs de l’entreprise.
    Cette définition qui a été revu plusieurs fois a l’avantage de poser les décors et premiers concepts  d’action : Recherche, Traitement, Distribution.  On peut ajouter aisément en amont, l’analyse des besoins,  donc la question  « que cherche- t’on ? ». Avec le terme distribution apparait la notion de diffusion. N’apparaissait pas dans cette définition la notion de capitalisation,  ni celle de connaissance. Dans patrimoine il faut aussi entendre l’actif immatériel. Et là je m’arrête pour entrer un peu plus dans le détail. L’actif immatériel représente aujourd’hui 60 à 70% de la valeur des entreprises. Lorsqu’il est désorganisé ou mal géré l’entreprise va mal :
    -  La valeur Information d’un produit pour son traitement global, dépasse dans beaucoup de cas la valeur même du produit
    - La matière première est l’information, et la connaissance de son traitement n’est pas toujours acquise et partagée par les acteurs de l’organisme.
    - Enfin la connaissance d’un processus de transformation ou d’un métier, n’est pas toujours capitalisée, partagée, et reste fragile.
    Aussi on considère que dans les PME, 80%  des connaissances ne sont pas formalisées, ce qui pose un grave problème de pérennisation  du capital immatériel.
    Il n’y a pas d’IE sans cadre stratégique et donc sans objectif de l’organisation. L’IE concerne tous les niveaux de l’entreprise, du décisionnel jusqu’à l’opérationnel.  Il y a encore aujourd’hui une indécision en termes de gouvernance de l’IE et notamment dans le dispositif de veille stratégique: faut-il un service transversal (au même titre qu’il y a un monsieur qualité) ou  doit –on diffuser la culture Veille ?  Nous l’aborderons dans un autre billet.
    Pour donner une idée de l’ampleur du domaine, voici repris chaque termes soulignés de cette première définition :
    actions coordonnées : Somme d’individus, vision partagée, Pb Managérial, Process, procédures, Culture d’entreprise et Culture du dirigeant, Centralisée ou complexe
    Recherche : Audit des besoins, Sélection des sources (numérique, tacite, info externe, interne…), Captage
    Traitement : Fouille de données, Qualification, recoupement, Classification
    Distribution : Mode, cible, stockage, à la bonne personne
    l’information utile : Dans un champ de connaissances, KM : knowledge management, la connaissance interne, Permettre la décision, le bon moment
    Acteurs économiques :                 organisations, entreprises, territoires…Décideurs
    Protection :  Vigilance, vulnérabilité, Sécurité des données et informations, pillage
    Patrimoine :  immatériel de l’organisme (60 à 70% de la valeur des entreprises)(ses connaissances, données, informations, processus, procédures,  relations, réseaux,  capital humain : compétences, modes opératoires ……….. )
    L’information utile est celle dont ont besoin les différents

    Définition 2 -  Alain JUILLET 2004:  « L’intelligence économique est un mode de gouvernance dont l’objet est la maîtrise de l’information stratégique et qui a pour finalité la compétitivité et la sécurité de l’économie et des entreprises. »
    Apparait dans cette définition la notion de gouvernance (politique, stratégie, organisation, management, méthodes,  processus…….) et les aspects offensifs (compétitivité) et défensifs (sécurité)

    Définition 3  -  DEFINITION SYSTEMIQUE
    :
    L’intelligence économique peut être définie comme un ensemble d’outils, de méthodes de sources  et d’individus utilisant l’information et la connaissance en tant que ressources permettant d’améliorer l’avantage compétitif d’une organisation.
    Capturer

    ……. Suite dans un prochain billet

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    “Si nous savions ce que nous savons, nous serions trois fois plus rentables” (Hewlett Packard)

    juillet 5th, 2009 · Entreprise 2, Innovation

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    Google Wave, le début de la collaboration contextuelle…. oui mais..

    juillet 5th, 2009 · Communication, Gestion des connaissances, outils en ligne, Système collaboratif

    google_wave_logo

    “A quoi ressemblerait le courriel s’il était inventé aujourd’hui?”  a expliqué Lars Rasmussen, créateur de Google Wave (et de Google Maps)

    l’idée : un message devient une vague sur laquelle tout le monde (ou presque) peut participer. « C’est un espace  de communication dans lequel on peut activer des éléments qui tiennent du courriel, de la messagerie instantanée, des réseaux sociaux et même des wikis. »

    En quelques mots, c’est quoi GW :
    il permet de blogguer, de tweeter ,de prendre des rendez –vous, de modifier une carte, de jouer, les API permettent de créer les applications et surtout la remarquable traduction instantanée. Il permet la communication et la collaboration synchrones ou non. Les messages  où modifications apparaissent immédiatement sur les navigateurs de tous les participants. Tout utilisateur peut “replay” faire re-défiler l’évolution de l’espace tel qu’il a évolué dans le temps. Il permet de choisir les gens de son réseau avec lesquels on partage photos, vidéos, mises à jour de nos activités en fonction du sujet.

    En entreprise :
    Pour la gestion des connaissances,  GW  apporte une nouvelle donne.
    Il  ouvre une nouvelle gamme de possibilités sur les collaborations contextuelles. Empaqueter parfaitement des conversations autour de données récupérées provenant de systèmes tels que les ERP, les CRM ouvre des perspectives intéressantes notamment sur la jonction des connaissances formalisées et tacites.
    Il  ne remplacera pas la machine à café, cependant un des aspects important est qu’il brouille les limites entre les connaissances stockées et le flux des connaissances. Comme le dit O’Reilly, « les conversations deviennent des documents partagés et cela a des répercussions énormes sur les entreprises de gestion des connaissances ». D’autre part, la recherche d’éléments de connaissances opérationnels dans nos activités aboutit  en règle générale à une évolution de traitements non structurés, fragmentés, granularisés des objets d’information.  Rare est l’historisation par exemple des expériences de projets.  Il faut dire que l’utilisation de documents structurés exige plus d’efforts et de temps, temps certainement inutile notamment pour une utilisation contextuelle. On n’apprend pas la médecine pour soigner une plaie. GW jouera donc un rôle de facilitateur pour la connaissance contextuelle.  Il  voit juste car les chaines d’emails sont de plus en plus utilisés dans nos entreprises (on laisse la chaine de messages  apparente jusqu’au dernier, pour disposer du fil de conversation). Google Wave est donc une messagerie de type chaine d’emails, synchrone ou non, comme vous voulez, et  vous pourrez de plus y intégrer des documents, des web éléments, des photos, des éléments multimédia,  le tout dans le flux de conversation. La richesse de mise en forme… ressemble à un formatage  de messages instantanés.

    Mais voilà, première présentation soulève les premières inquiétudes:
    généralement en messagerie classique, nous prenons le temps d’écrire, cela semble bête, mais oui nous prenons le temps, c’est-à-dire que si la tournure ne nous plait pas on recommence, on corrige, on change de terme, on y insère des formules de politesse, les signatures …. il  y a de forte chance que le message se transforme ou tende vers le langage sms,…  je plaisante, mais on  y sera presque..  De plus  dans Google Wave, comme tous les participants verront ce que vous écrivez en temps réel, lettre par lettre à mesure que vous tapez, ils interagiront avec des possibilités d’extension de plus en plus rapide. Il faudra donc écrire parfaitement bien et traduire votre pensée du premier coup. Voir ce que quelqu’un est en train d’écrire et corriger  aura dès lors un impact cognitif, … Ecrire quasi à la vitesse de la conversation qu’on aurait eu à la machine à café implique un autre comportement. De plus tout participant peut s’immiscer  dans la chaine de messages et ce après coup. Le suivi d’une conversation, toute légitime et importante soit-elle deviendra à terme beaucoup plus difficile.

    Google Wave, ….. affaire à suivre

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